14 mars 2014 – 14 mars 2018: ÉLÉGIE POUR HILAIRE DOSSOUVI LOGO

 

 

Sept tambours sacrés Atompani

Sous un géant iroko ceint d’un blanc en percale

Sonnent ton nom Hilaire Dossouvi

LOGO Sur sept syllabes d’un nom hautement chargé

Souffle mystique de logo-azangou pétrifié Signe sûr d’un destin hors du commun

Sois honoré Logo, toi qui as honoré le Togo !

 

Frère, si sept esses sonores annoncent ma voix,

C’est pour t’inscrire au frontispice de la République,

Oubliant les amnésiques de ton apport capital, Tu sais que nul ne peut enjamber la terre

Oui, tu sais que le nombril ne se loge pas sur le flanc

Ecoute donc la mélodie qui dit l’imperfection humaine

Graine rare d’iroko, je chante ta gloire méritée !

Frère, des initiés décodent le son ivre qui vire à l’autre rive

Le son magique qui t’accompagne jusqu’au royaume des braves

Thrène qui entraîne les grandes âmes dans l’éternité

Mélopée qui met l’épée dans le fourreau de paix

Le son grave qui clame ton combat que nul affront ne bat

Echo de la main voyante qui tient la pierre résultante

Onde des mondes invisibles, barrissement du rhinocéros tutélaire

Frère, à l’appel de ta voix télépathique

J’ai répondu présent tel un œuf debout

Qui défie merveilleusement la pesanteur

Deux fois sept jours à peine, le souffle éruptif a trouvé

La voie silencieuse qui ordonne les espoirs égarés

Pars donc au parc flamboyant du pardon des martyrs

Toi le héros qui a fait courageusement sa part

 

Frère, pour toi aussi la nuit a taclé l’éclat du jour lacté

L’aile se détache si haut pour la recharge céleste

L’âme se rattache autrement pour la charge sélecte

L’envol pur d’un homme téméraire mignoté des dieux

Conchiant la vaine dénégation des envieux de sa bravoure

La tombe d’un héros qui trébuche et tombe

Ignore le bûcher des flemmards oublieux des syndromes

Frère, je chante ton cœur réceptacle des décharges électriques

Je dis ton cœur meurtri désormais sans rancœur

Et ton corps assoupli jadis cible des furies non assoupies

Je redis tes mérites bourgeons des fiévreuses années

Ton courage sève suave de nos rêves hardis

Les grandes âmes n’ont jamais la couleur du géant-néant

Je te nomme pirogue sur eau qui se joue des insectes xylophages

 

Frère, si mon chant a l’air et l’aire asymétriques

C’est pour ponctuer ton caractère rebelle indomptable

Inventeur incompris de ta propre roue, ta propre route

Heureux celui qui livre son assiette à la faim collective

Qui ne se plie qu’aux rythmes lancinants de l’inénarrable

Voix socle du matin couleur dos de hareng

Aiguillon des consciences, salut !

Eloi Koussawo, Lomé, Mars 2014

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